Mercredi 22 janvier,  les Jeunes Socialistes de l’Isère ont organisé une action symbolique devant le local de campagne du candidat UMP afin qu’il clarifie sa position par rapport au déremboursement de l’avortement.

Lundi 20 janvier, l’Assemblée Nationale débattait la loi égalité homme-femme présentée par la Ministre des Droits des Femmes Najat Vallaud-Belkacem. Cette loi vise notamment à faire progresser l’IVG, en supprimant la notion de détresse supposée des femmes souhaitant interrompre leur grossesse.

La nouvelle loi espagnole restreignant l’IVG a provoqué une vague d’anti-avortement en France, notamment avec la manifestation du 19 janvier à Paris, mais aussi sur le terrain politique. En effet, alors que l’IVG est un droit fondamental depuis la loi Veil de 1975, dix-neuf députés UMP ont déposé un amendement demandant son déremboursement par la sécurité sociale. Parmi eux Alain Moyne-Bressand, député de la 6e circonscription de l’Isère.

Cet amendement réactionnaire interroge la ligne portée par l’UMP vis à vis du droit des femmes à disposer de leur corps. Le déremboursement de l’IVG n’est autre qu’une proposition portée depuis très longtemps par le Front National, ce qui prouve une nouvelle fois que la frontière devient de plus en plus poreuse entre les deux partis, qui semblent avoir une vision convergente de la place des femmes dans la société.

Afin de clarifier sa position quant à ces amendements, les jeunes socialistes ont décidé d’organiser une action symbolique devant le local de campagne du candidat investi par l’UMP à la Mairie de Grenoble, Matthieu CHAMUSSY.

Si nous n’avons pas eu de réponse du candidat, nous avons pu interpeller les passants quant à la menace que représente cet amendement. Nous rappelons aux députés UMP concernés que l’IVG n’est pas une conséquence de l’irresponsabilité des comportements, mais une condition du droit des femmes à disposer de leur corps.

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