La ville, échelon pionner de la transition énergétique

1.      Favoriser le développement d’écoquartiers

Il est nécessaire que la politique de la ville ait pour objectif l’aménagement durable du territoire. La ville doit en effet pleinement s’engager dans la transition énergétique par la création d’écoquartiers, véritables îlots de développement durable à l’intérieur du paysage urbain.

2.      Mettre en place un « bilan carbone » annuel de l’administration municipale et mener par la suite des actions de sensibilisation sur les postes qui le nécessitent.

Il s’agit de tendre vers une municipalité « climatiquement neutre » comprenant des mesures de protection des ressources existantes, des économies d’énergie (chauffage, éclairage, papier), de gestion des déchets ainsi que la possibilité de couvrir les besoins énergétiques par des énergies renouvelables.

3.      Engager un plan de sensibilisation et d’éducation aux mobilités douces (vélo, marche à pied) dans les écoles primaires de la ville : (brevet piéton, cycliste)

Les écoliers d’aujourd’hui seront les cyclistes et piétons de demain. C’est pourquoi en sensibilisant les jeunes écoliers aux transports doux, notamment en lien avec les activités périscolaires, nous augmenterons la part de mobilités douces dans les déplacements urbains. De plus, ces sensibilisations doivent se faire en parallèle d’une sécurité maximum de l’enfant. C’est pourquoi il nous faut renforcer le passage des permis piétons et cyclistes dans les écoles primaires. Il nous faut saisir les opportunités apportées par la réforme des rythmes scolaires dans le primaire, en mettant à profit les heures libérées par cette dernière. Quelques après-midi devraient être dédiées aux passages de permis piétons et permis cycliste. Cela permettrait ainsi aux nouvelles générations de favoriser ces transports,  tout en sécurisant leurs trajets.

4.      Mettre en place un plan de lutte contre l’insalubrité et réhabiliter tous les logements du parc social à l’horizon 2020

De nombreuses villes comptent des logements en mauvais état, ce qui impacte négativement la qualité de vie et augmente la facture énergétique de ménages qui sont déjà les plus fragiles. Une réhabilitation thermique permettra de diminuer les charges et d’ainsi avoir un impact sur le reste à choisir des ménages victimes de la précarité énergétique. La réhabilitation des parties communes améliorera la qualité de vie. Les bailleurs dont la ville est actionnaire doivent à ce titre être exemplaires. Une commission municipale de lutte contre l’insalubrité, rassemblant les représentants de locataires, les bailleurs sociaux, les promoteurs privés et les élus permettra de prioriser et suivre les réhabilitations. La commission pourra procéder au classement en habitat insalubre, et utiliser les leviers qu’elle possède à travers les bailleurs et la mise en insalubrité de logements privés.

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