Une ville organisant de nouvelles solidarités

 

Face à la crise et au repli sur soi, les réponses à apporter semblent souvent lointaines et abstraites. Parce qu’elle est l’échelon de la proximité avec les citoyens, la ville doit faire face aux conséquences de la crise au quotidien et peut y apporter des solutions d’urgence comme des solutions durables. Nous voulons poser concrètement les bases du mieux-vivre, en inventant de nouvelles solidarités.

 

1. Créer un centre de l’Économie Collaborative
La création d’un centre de l’économie collaborative doit être encouragée et encadrée par la municipalité. Avec la participation de l’ensemble des acteurs locaux souhaitant s’impliquer, ce centre doit permettre de louer, d’acheter, ou de prêter meubles et objets divers. À la manière des brocantes, la vente et le troc permettent de renouer un lien social que les sites de vente en ligne ont plongé dans l’oubli.

Dans la continuité, ce centre pourrait relayer les offres de location de voiture et de covoiturage, pour des trajets entre le domicile familial, lieux d’études et de travail.

Ce centre serait le cœur d’un réseau d’économie sociale qui irriguerait toute la ville, afin de remettre la collaboration et la solidarité dans notre projet de société.

 

2. Créer ou soutenir la création d’une plate-forme de fournisseurs d’accès citoyens
Une plate-forme numérique permettra de mettre en relation les citoyens qui voudront prêter, emprunter ou utiliser temporairement un bien ou un outil. Cette plate-forme aura vocation à resserrer des liens de solidarité entre les habitants.
Pour certains objets en effet, ce n’est pas la propriété qui compte, mais l’usage qu’on en fait. Une voiture par exemple, reste à l’arrêt 92% de son temps; le temps moyen d’utilisation d’une perceuse est lui de 12 minutes par an.
De plus, ces outils sont souvent onéreux, et cette mesure permettra de redonner du pouvoir d’achat aux citoyens, et de réfléchir à nos modes de consommation.
Cette plate-forme servira à partager de tels biens entre plusieurs utilisateurs, qui pourront publier leurs offres et leurs demandes sur ce site internet créé par la Mairie et soutenu par les acteurs souhaitant s’impliquer dans le projet.

 

3. Donner les moyens à chacun de pratiquer l’agriculture urbaine
Des jardins ouvriers aux jardins familiaux de compagnies ferroviaires, l’agriculture locale et associative a depuis la fin du XIXe siècle, permis d’améliorer les conditions de vie de ses praticiens. Nous devons poursuivre ces projets, et réinventer ces modèles, qui suscitent toujours plus d’intérêt parmi nos concitoyens.
Les jardins partagés au sein des communes participent à la valorisation des territoires de la ville, et renforcent à la fois le lien social et le mieux-vivre. L’agriculture urbaine a également l’avantage d’augmenter la part de denrées alimentaires des ménages auto-produites à moindre coût.
Pour la favoriser et démocratiser cette pratique, il est nécessaire de recenser et d’aménager à l’échelle de la ville tous les espaces qui peuvent lui être dédiés. Les jardins partagés demandant un entretien régulier, nous devons garantir une proximité géographique à un maximum d’habitants, mais également proposer des offres de formations sur l’agriculture biologique et la biodiversité, ainsi qu’une mise à disposition de matériel. L’accès à ces jardins partagés devra également se faire sur des critères de mixité sociale.

 

4. Garantir un accès au numérique dans tous les quartiers
Doter chaque quartier d’outils d’accès au numérique mis à disposition des habitants permettra de réduire la fracture numérique qui n’est pas uniquement vecteur d’inégalités entre milieu rural et milieu urbain, mais aussi au sein de la ville. La mise en place de points d’accès Wifi gratuits pour certaines zones de la ville facilitera l’accès à l’information numérique.

 

 

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