Les Jeunes Socialistes se sont réunis le mercredi 07 septembre dernier autour d’un café-débat pour discuter de deux thèmes qu’on a généralement du mal à faire coïncider, l’économie et le social. L’idée du café-débat est de se réunir dans un bar pour échanger dans la convivialité.

On entend depuis des années la volonté chez les hommes politiques de vouloir sortir de la crise par la relance de la croissance, croissance semblant vouloir être atteinte à n’importe quel prix, jusqu’à sacrifier notre modèle social et même le bien-être des citoyens, comme par exemple avec le projet de loi travail initial contre lequel le MJS a manifesté.

Tout d’abord, afin de rappeler le fait que le développement n’est pas seulement économique, le MJS affirme la nécessité de nouveaux indicateurs, autres que le PIB ou l’IDH*, qui permettront d’apporter une nouvelle vision du développement et d’intégrer des variables importantes au bien-être de la population. Dans notre nouveau modèle de développement, il faut notamment prendre en compte le bénévolat, l’aide à la personne mais aussi les enjeux environnementaux, par exemple.

Ces nouveaux indicateurs permettront une autre perception de la société actuelle, qui de nos jours valorise plus la croissance économique et donc le travail, ce dernier n’étant pas toujours source de bien-être et d’épanouissement. Nous militons en effet pour que l’on travaille mieux, moins et tous : reconnaissance des nouvelles maladies professionnelles (burn-out), réduction du temps de travail (32h par semaine, 6e semaine de congés payés, …), égalité femme-homme au travail, …

Nous portons la société du temps libéré, une société où l’on travaille pour vivre et non pas où l’on vit pour travailler. Dans cette logique, il est essentiel de se pencher sur la mise en place progressive du revenu de base universel. Cela permettrait de réorganiser la société de façon à accorder plus d’importance au temps en dehors du travail, tout en réduisant le temps de travail et ainsi créer de l’emploi, et surtout, cela permettrait de sortir la population qui aujourd’hui vit en dessous du seuil de pauvreté.

Enfin, toujours dans cette même logique, il faut être capable de s’intéresser à ce que la société civile porte et accorder de l’importance aux nombreux mouvements sociaux desquels ressortent des objectifs et des idées intéressantes mais qui, faute de porte-paroles ancrés dans la société, ne voient pas forcément d’aboutissement. En tant qu’organisation de jeunesse, nous ne pouvons nous couper ce la parole portée par ces jeunes.

Margaux

*PIB : Produit Intérieur Brut, somme des valeurs ajoutées, c’est-à-dire l’ensemble des ressources créées sur le territoire. IDH : Indice de Développement Humain, se calcule à l’aide du taux d’alphabétisation, l’espérance de vie à la naissance et le PIB par habitant.Tract

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *